Une verdure du XVIIIe siècle affaissée
Fentes ouvertes sur toute la hauteur, ancien velcro arraché. Dépoussiérage, refermeture des fentes, support partiel et nouvel accrochage sur sangle : la pièce a retrouvé son aplomb.
Verdures, tentures, broderies, soieries : nous consolidons ce qui se déchire, nettoyons ce qui s’encrasse et redonnons aux couleurs leur profondeur.
Fiche 02 — Tapisseries & textilesUne tapisserie ancienne vit sous contrainte : suspendue pendant des décennies, elle subit son propre poids, la lumière, la poussière, les variations d’humidité et parfois les mites. Les fils de chaîne se rompent, les laines brunes fragilisées par les mordants disparaissent, les couleurs s’affadissent d’un côté et pas de l’autre.
La conservation-restauration textile demande de la patience et une main légère. Nous privilégions la consolidation sur support par points de restauration, le nettoyage contrôlé et la pose d’un système d’accrochage qui répartit les charges. L’objectif n’est pas de faire du neuf, mais de rendre la lecture de l’œuvre et d’arrêter la dégradation.
Les fentes entre deux zones de couleur, cousues à l’origine, s’ouvrent avec le temps; les fils de chaîne cassent sous le poids de la pièce.
Les teintures foncées, riches en fer, dégradent la fibre : les contours et les ombres se creusent et laissent la chaîne à nu.
Poussières grasses, suie de cheminée, auréoles d’humidité et taches anciennes ternissent les couleurs et acidifient la fibre.
L’exposition à la lumière décolore les faces exposées; l’envers révèle souvent les couleurs d’origine, qui guident les choix de restauration.
Mites et anthrènes consomment la laine et la soie; les trous se multiplient si l’infestation n’est pas traitée.
Doublures collées, rentrayages tendus, adhésifs jaunis : ils déforment le tissu et doivent parfois être retirés avec précaution.


Le travail textile se fait sur de larges tables capitonnées, sous lumière du jour et loupe frontale. L’atelier teint ses propres fils de restauration pour s’accorder aux nuances de l’œuvre, utilise des supports en lin ou en coton préalablement décatis et ne colle jamais un textile ancien. Chaque pièce est stockée à plat ou roulée sur tube neutre entre les séances de travail.






Relevé des lacunes, fentes et zones fragiles sur photographies, analyse de l’envers, identification des fibres et des teintures.
Traitement préventif contre les insectes, micro-aspiration à travers une trame de protection, sans frottement.
Tests de solidité des teintures, puis nettoyage humide sur table ou nettoyage localisé selon la fragilité de la pièce.
Pose d’une toile de support teinte, fixée par points de restauration au fil de soie ou de coton, dans le respect du tissage.
Comblement discret des zones manquantes par des fils teints à l’atelier, lisibles de près et invisibles à distance.
Bande velcro cousue sur une sangle de répartition, doublure de protection et conseils d’exposition.
Fentes ouvertes sur toute la hauteur, ancien velcro arraché. Dépoussiérage, refermeture des fentes, support partiel et nouvel accrochage sur sangle : la pièce a retrouvé son aplomb.
Auréoles brunes et migration des couleurs. Tests de solidité, nettoyage contrôlé, séchage sous tension douce, puis montage sur carton neutre pour encadrement.
Désinfestation, consolidation des trous sur crêpeline de soie teinte et conditionnement en boîte neutre, avec fiche d’entretien remise à la famille.

Seulement après tests de solidité teinture par teinture. Selon les résultats, nous choisissons un nettoyage humide complet, un nettoyage localisé ou un simple dépoussiérage approfondi.
Les points de restauration se comptent en dizaines d’heures. Une tapisserie moyenne demande souvent de deux à quatre mois, une petite broderie quelques semaines.
Nous comblons les lacunes de façon discrète et réversible, sans réinventer le dessin. Les zones incertaines restent neutres et lisibles comme telles.
Roulée sur tube, endroit vers l’extérieur, protégée d’un tissu propre. Nous pouvons organiser l’enlèvement et la dépose en Suisse romande.
Oui, par un protocole de désinfestation sans produit toxique pour l’œuvre, suivi de recommandations pour éviter une nouvelle infestation.
Non, la décoloration est irréversible. Le nettoyage rend en revanche une profondeur et un contraste souvent surprenants, et l’envers sert de référence pour les réintégrations.
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Décrivez-le en deux lignes, joignez trois photos : vous recevez un premier avis et une fourchette d’intervention sans engagement.
Sans engagement · Réponse sous 24 h ouvrées · Dossier photo remis à chaque restauration